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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 09:48

 

MG 2707

 

Bernard Etienne est né à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) en 1930.

 

Etudes secondaires à Quintin.

Etudes supérieures à Aix-en-Provence, Paris et Londres.

Licencié es lettres, DES.

 

Il étudie la peinture à New-York avec Leo Manso et la sculpture avec Vincent Glinsky.

Il expose à Paris, Londres et New-York.

Il étudie la gravure avec Jean Delpech, un art qu'il pratique toujours à Tréveneuc, dans sa Bretagne natale...

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 06:01

En février 2013, deux pages sur la carrière de Bernard Etienne sont publiées dans le Bulletin municipal de Tréveneuc n°19 de l'hiver 2012-2013 (pages 24 et 25 dans la rubrique :


"Talents cachés à Tréveneuc"


BMTrev19Etienne

 

M Bernard ETIENNE - Peintre graveur

 

« Enfant né d’un grand-père terre-neuvas, d’un père géomètre qui dessine les plans cadastraux du Goëlo et filleul d’un dessinateur, Bernard dessine de 8 à 9 ans les chevaux de Corlay (22320). Amoureux du trait et des lettres, l’élève des écoles de Quintin et de Saint-Brieuc quitte sa Bretagne natale pour rentrer à la faculté des lettres d’Aix-en-Provence, avant de poursuivre ses études à Paris, à Londres et sur le continent américain.


A New York, il entre au cours de Leo Manso qui lui dit « Si tu travailles dur, tu pourras devenir peintre ». A son retour en France il découvre la gravure aux côtés de Jean Delpech, dans les années 70. Ce qui le passionne, encore aujourd’hui, dans cette technique graphique c’est ce rapport romantique avec la matière, « le corps à corps » avec la plaque de cuivre. Si le cuivre devient sa matière favorite, il s’est aussi essayé aux autres matières : le bois, l’acier, le zinc, le bronze… Aujourd’hui, dans l’atelier de Tréveneuc, ses plaques aux couleurs d’or et d’argent couvrent telle une frise étincelante le haut des murs de l’atelier. Et cette couronne ne possède pas d’autres pierres précieuses que les tirages possibles qu’elles offrent à l’imagination de l’artiste.


Ses thématiques de prédilection sont le plus souvent dédiées à la nature. D’une simple fleur aux paysages, la nature lui offre un champ d’expérimentation très large, avec un attachement tout particulier aux arbres dont les branches donnent naturellement des lignes pour le graveur-dessinateur, sans oublier la nature féminine dont les courbes sont autant de lignes graphiques.

La gravure, est pour lui devenue une seconde nature. Son plus grand désir est « que cela dure le plus longtemps possible » et si cela lui était permis, il aimerait « mourir debout, le burin à la main ». Debout : car c’est dans cette position qu’il pratique la gravure. Afin de laisser une belle ligne bien franche sur la plaque de cuivre, « tout doit partir des pieds, puis remonter le corps jusqu’à la pointe du burin » confirme l’artiste. « C’est un peu la même méthode que pour fendre du bois sur un billot, la même énergie », le tout rythmé par un souffle. Au bout de ses mains, qui portent les stigmates d’une longue expérience, le burin attaque la plaque où il creuse son sillon de lumière. À la lèvre de cette lame, se forme un copeau de métal, semblable au ressort d’une horlogerie. Sur la plaque, la ligne creuse qui recevra l’encre est maintenant inscrite à jamais. Mais pour l’instant, la griffe se contente d’accrocher un éphémère rayon de soleil. À terme c’est près de 5 000 à 10 000 de ces signes qui recouvriront la plaque, comme autant de respirations, pour donner vie à la toison d’un âne, d’une marmotte, aux lignes d’un arbre, d’une silhouette.


Bernard qui a toujours eu à cœur de partager sa passion est assisté de son épouse, Nicole. Tout récemment, ils ont rencontré « Anna » (Annie Le Serbon), qui est devenue une assistante aussi dévouée que précieuse. Avec cette ancienne professeur d’arts plastiques, ils ont pu remettre sur pied (cet été) l’ensemble de son atelier de gravure resté dans les cartons depuis son arrivée à Tréveneuc. Classer les archives, débarrasser l’ensemble des outils de leurs emballages fut un travail aussi titanesque que nécessaire. Bernard et Nicole n’auraient pu faire aussi vite sans cette aide souriante. Ce grand chantier s’est, depuis peu, trouvé couronné par la remise en service de la presse à graver qui fait le bonheur de l’artiste. Désormais, le petit atelier de la rue du Littoral reprend vie et les épreuves, telles des hirondelles, se multiplient sur les fils de séchage dans un parfum de térébenthine et de cire. Ces épreuves racontent l’histoire de chaque plaque de cuivre. Au sol, comme un clin d’œil au pétrin qui a permis aux papiers de vivre, de discrets petits copeaux de cuivre étincellent pour souligner la magie du lieu retrouvé.


En sortant de cet atelier, il me semblait difficile de croire que des mots comme « colophane », « résine », « acide », « burin », « perchlorure de fer », « eau forte », « presse » et d’autres encore tout droit issus de la sidérurgie pouvaient engendrer autant de finesse et de grâce au point d’atteindre : « la mémoire des anges ». Pourtant, comme Saint-Thomas d’Aquin, je l’ai vu et je le crois volontiers. Pour donner le meilleur d’eux-mêmes, ici plus qu’ailleurs, les anges connaissent les pensées d’un cœur, et ils passent d’un lieu à un autre en traversant l’espace intermédiaire d’une plaque de cuivre caressée de mousselines…


Peut-être, dans les années qui viennent, verrons-nous fleurir une exposition de Bernard à la salle des loisirs de Tréveneuc… Mais en attendant, et pour découvrir un bon nombre des créations de Bernard Etienne, deux de ses créations sont actuellement exposées en mairie et rendez-vous sur le site internet : http://etienne-gravure.over-blog.com »


Paco

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 10:10

6048 - Le sardinier aux goélands

Cet hiver, les créations de Bernard Etienne sont représentées en Mairie de Tréveneuc. A cette occasion, un article est en préparation pour le prochain bulletin municipal (n°19) qui sera diffusé après les fêtes de fin d'année 2012. Vous pourrez alors découvrir ce texte, illustré de quelques réalisations, dans la rubrique "Talents cachés à Tréveneuc". Mais, dès aujourd'hui, sont à découvrir et exposées en Mairie les deux réalisations suivantes Le chat aux coquelicots (litho ci-dessous) et Le sardinier aux goélands (gravure sur cuivre, eau forte et burin ci-dessus).

5969 - Chat aux coquelicots

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 00:04

ÉTUDES :

 

Né à Saint-Brieuc en 1930. Licencié ès lettres, diplôme d'études supérieures, professeur certifié, admissible à l'agrégation. Successivement professeur dans les universités de Toronto, Winnipeg, New York, Mexico, au Lycée français de Mexico ; directeur de l'Alliance française de Toluca au Mexique. Étudie les beaux-arts à New York avec le professeur et peintre Léo Manso, de Cooper Union, et avec le sculpteur russe Vincent Glinski, élève de Pompon. Il étudie ensuite la gravure à Paris dans l'atelier de Jean Delpech.

 

EXPOSITIONS :

 

De retour à Paris en 1962, Bernard expose régulièrement dans les salons, à l'Atelier de la Bûcherie, aux Indépendants (dont il est sociétaire) et à la galerie de la Tournelle. Sélectionné depuis 1967 pour le prix Antral, décerné par le Ville de Paris.

Bernard Etienne expose également en province : à Alençon, Chauny, Tours (Gemmail) et en 1970 dans la Maison des Comtes du Perche à Mortagne avec le peintre hollandais De Boêr.

Il se fixe à Montsoreau en 1971. Il expose alors dans les salons de Saumur, Cholet, Baugé et Loudun ; au logis de la Dame de Montsoreau. L’une de ses toiles est acquise par à la Mairie de Montsoreau où elle est exposée.

En 1973, Bernard expose à la M.J.C. de Saumur, en 1974 à la Maison de la culture de Mortagne. Il réalise aussi une exposition particulière à la Goosewell Gallery, Menston, Yorks, en Angleterre. En février 1978, il est à la Paper Point Gallery, (Londres) et en mars 1978, chez Peter Beaumont, à Verona, (New Jersey, U.S.A). En mars 1980 à Saumur. En août 1980 au Musée du Lac (74 Nernier). En 1981 à Toulouse. En 1982 à Warwick (Angleterre). En 1984, Nernier, Nancy et aux Rosiers sur Loire. En 1991 à Montreuil Bellay et à Nancy. Il expose aussi en permanence à la Galerie Borel de Montsoreau et à la Galerie Bréheret de Paris.

 

DECORATION MONUMENTALE ET RESTAURATION :

 

Fresque de 27 m dans la chapelle Saint-Théodule à Abondance en Haute-Savoie. Restauration dans un oratoire voisin d'une statue en bois polychrome, Madone du XVIe siècle. Toujours sur la paroisse d'Abondance, restauration d'un tableau du XVIIe siècle. 1990, fresque à Orgosolo en Sardaigne. 1990, fresque à la maison du Chapelain, Montsoreau. 1991, fresque dans un chalet de montagne à Abondance.

 

PUBLICATIONS :

 

En 1969, Scolar Press (Menston, Yorks) publie une série de dessins : nus, portraits, paysages et études d'animaux, avec une préface de Pierre Mornand (Conservateur honoraire à la Bibliothèque nationale). Cette publication est consultable au lien suivant : http://fr.calameo.com/read/00075883345aaacdc55e8

33 oeuvres d'Etienne figurent au Cabinet des estampes Bibliothèque nationale.

À partir de 1973, il grave pour Janus Press (Ilkley, Yorks Angleterre) y poursuivant des recherches sur les possibilités modernes de la technique de la llthoffset. Il travaille ensuite à l'atelier de litho du Musée de Saint-Maur, où il enseigne la gravure.

 

Bernard est aussi l’auteur de conférences sur la gravure, illustrées par un film vidéo à Saint-Maur, Fondation Taylor (Paris 1991, Montsoreau 1992).

 

Retiré à Montsoreau dès 1971, puis à Tréveneuc depuis 2003, il poursuit encore aujourd’hui son oeuvre graphique.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 00:03

 

« Cet artiste est-il un descendant de l'illustre famille des Estienne, aussi délicats typographes qu'érudits hellénistes ? On ne sait. Mais il a, comme Robert, le même sens artistique des harmonies de lignes.

 

Et où les trouver plus attrayantes, plus séductrices, ces harmonies, que dans les courbes gracieuses d'un corps de femme ?

 

Mais pour Bernard Etienne le corps féminin est non seulement une source inépuisable d'inspiration, mais aussi d'enseignement.

 

Attentif à l’expression de ses moindres détails, il l’étudie, l'observe, le scrute sans illusion, sans indulgence, avec une sévérité, une rigueur implacable qui lui en font découvrir les moindres défauts, les tares secrètes, souvent révélatrices et ce corps dépouillé de tout fard, il le livre crûment, en sa plus émouvante réalité. Les lacis linéaires de ses esquisses sont pour lui le soutien, le substratum de son oeuvre définitive. D'où le caractère si vivant de ses études de Nus.


Certains de ses nus apparaissent, tout vibrants d'émois secrets, tandis que d'autres, plus passifs, étalent des chairs lasses. En cette femme, coiffée d'un chapeau pointu, on admire l'ampleur des seins et des hanches, la perfection de la taille fringante, du ventre musclé, des cuisses larges.

 

Chez cette autre, les bras ont perdu leur accueillante liberté. Ils pendent, abandonnés le long d'un corps aux muscles fléchissant sous la lourdeur des seins, la masse trop généreuse du ventre. Mais ce qui trouble le plus en cette image de femme "mure", c'est l'attitude lasse, c'est le sourire amer, le regard triste, la cynique impudeur… Il y a tout un drame dans cette terrible, dans cette implacable Étude de Nu !

 

Aux études constructives de nus, Etienne oppose les subtiles symphonies de lumière sur des formes harmonieuses, dans tout le charme de leur jeunesse à peine épanouie, comme il apparaît dans cette étude de jeune femme vue de dos.

 

Les portraits de Bernard Etienne sont les plus émouvantes des collaborations. Entre l’artiste et son modèle naît un échange cérébral qui ne cesse de s'intensifier, un contact spirituel et sensoriel, à chaque rencontre plus intime. Etienne pratique le portrait avec recueillement, avec une passion concentrée dans l'âme même de son modèle. Il se l’assimile et en pénètre les mystères.

 

Citons, entre autres, ce lourd, mais fin visage d'homme mûr à l’abondante chevelure évocateur de certains types de Daumier, et cette autre tête d'homme dont le regard rusé révèle un caractère plus secret. L'artiste en a exprimé la mystérieuse finesse par un réseau de lignes concentrées dans le "triangle de vie" (ligne des sourcils à la pointe du menton).

 

Le portrait d'une mère ou d'un père est toujours l’œuvre la plus émouvante d'un peintre : il y met tout son amour, tout son respect, toute sa vénération. Celui que Bernard Etienne a fait de son grand-père ne dément pas la règle. N'ayant pas connu son grand-père, il l’a imaginé d'après une vieille photo. On devine après quels émouvants tête-à-tête il a pu réaliser ce qui, pour lui, n'était presque qu’un rêve. Les surcharges de traits de plume révèlent une ferveur presque angoissée, captant la tristesse du regard, l’amère expression des lèvres. Il y a quelque chose de désolé et de désolant dans la bonté foncière de ce visage. Etienne l’a fait sentir avec un talent profondément sensible.

 

Etienne paysagiste… Nul n'est vraiment paysagiste s'il n'a pour l'arbre une vénération passionnée. Comme Gustave Doré, comme Van Gogh, Etienne fait des portraits d'arbres. Il en détaille leurs physionomies, leurs caractères dans les lignes de leurs gros troncs bossués, crevassés, de leurs branches tortueuses ; il en épanouit les chevelures feuillues.

 

À Paris même, d'une lucarne du toit de sa maison, il a découvert un véritable quinconce de cheminées dont il a fait un paysage très pittoresque.

 

Si Bernard Etienne dessine les arbres comme Gustave Doré et comme Van Gogh, il a choisi pour sujet, ou plutôt pour exercice architectural l'église d'Auvers et il l'a interprétée plus exactement que le maître des blés et des tournesols flamboyants. Avec une audacieuse simplicité, il a fait ressortir l'aspect trapu et le caractère de majestueuse puissance de cette architecture romane.

 

Dans le Bestiaire, Bernard Etienne est aussi spirituel qu'habile dessinateur. Ses animaux ont des attitudes, des expressions significatives : ces chevaux, broutant l'herbe d'une prairie, sont stylisés par des entrelacs aux courbes linéaires expressives de souplesse et de force ; cet élan, vu de face, est caractérisé par un front têtu aux cornes en volutes ; ce héron, au long bec mélancolique, est revêtu d'un triste manteau de plumes défrisées.

 

Ces quelques considérations sur les dessins de Bernard Etienne seront peut-être suivies d'une étude plus complète sur son oeuvre de peintre. »

 

Pierre Mornand

Conservateur honoraire à la Bibliothéque nationale

 

En 1969, Scolar Press (Menston, Yorks) publie une série de dessins (nus, portraits, paysages et études d'animaux) sur papier Velin dont ce texte est la préface. En voici, ci-dessous, la couverture et ce recueil est visible en ligne au lien suivant :  http://fr.calameo.com/read/00075883345aaacdc55e8

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 00:02

Le recueil de Bernard Etienne

préfacé par Pierre Mornand

 

Un recueil visible aussi de manière interractive sur :

http://fr.calameo.com/read/00075883345aaacdc55e8

 

 

 

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Bernard Etienne

34, Rue du Littoral - 22410 Tréveneuc

Tél. : 02 96 70 82 25

Mail : bernard7.etienne@free.fr

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