Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 06:01

En février 2013, deux pages sur la carrière de Bernard Etienne sont publiées dans le Bulletin municipal de Tréveneuc n°19 de l'hiver 2012-2013 (pages 24 et 25 dans la rubrique :


"Talents cachés à Tréveneuc"


BMTrev19Etienne

 

M Bernard ETIENNE - Peintre graveur

 

« Enfant né d’un grand-père terre-neuvas, d’un père géomètre qui dessine les plans cadastraux du Goëlo et filleul d’un dessinateur, Bernard dessine de 8 à 9 ans les chevaux de Corlay (22320). Amoureux du trait et des lettres, l’élève des écoles de Quintin et de Saint-Brieuc quitte sa Bretagne natale pour rentrer à la faculté des lettres d’Aix-en-Provence, avant de poursuivre ses études à Paris, à Londres et sur le continent américain.


A New York, il entre au cours de Leo Manso qui lui dit « Si tu travailles dur, tu pourras devenir peintre ». A son retour en France il découvre la gravure aux côtés de Jean Delpech, dans les années 70. Ce qui le passionne, encore aujourd’hui, dans cette technique graphique c’est ce rapport romantique avec la matière, « le corps à corps » avec la plaque de cuivre. Si le cuivre devient sa matière favorite, il s’est aussi essayé aux autres matières : le bois, l’acier, le zinc, le bronze… Aujourd’hui, dans l’atelier de Tréveneuc, ses plaques aux couleurs d’or et d’argent couvrent telle une frise étincelante le haut des murs de l’atelier. Et cette couronne ne possède pas d’autres pierres précieuses que les tirages possibles qu’elles offrent à l’imagination de l’artiste.


Ses thématiques de prédilection sont le plus souvent dédiées à la nature. D’une simple fleur aux paysages, la nature lui offre un champ d’expérimentation très large, avec un attachement tout particulier aux arbres dont les branches donnent naturellement des lignes pour le graveur-dessinateur, sans oublier la nature féminine dont les courbes sont autant de lignes graphiques.

La gravure, est pour lui devenue une seconde nature. Son plus grand désir est « que cela dure le plus longtemps possible » et si cela lui était permis, il aimerait « mourir debout, le burin à la main ». Debout : car c’est dans cette position qu’il pratique la gravure. Afin de laisser une belle ligne bien franche sur la plaque de cuivre, « tout doit partir des pieds, puis remonter le corps jusqu’à la pointe du burin » confirme l’artiste. « C’est un peu la même méthode que pour fendre du bois sur un billot, la même énergie », le tout rythmé par un souffle. Au bout de ses mains, qui portent les stigmates d’une longue expérience, le burin attaque la plaque où il creuse son sillon de lumière. À la lèvre de cette lame, se forme un copeau de métal, semblable au ressort d’une horlogerie. Sur la plaque, la ligne creuse qui recevra l’encre est maintenant inscrite à jamais. Mais pour l’instant, la griffe se contente d’accrocher un éphémère rayon de soleil. À terme c’est près de 5 000 à 10 000 de ces signes qui recouvriront la plaque, comme autant de respirations, pour donner vie à la toison d’un âne, d’une marmotte, aux lignes d’un arbre, d’une silhouette.


Bernard qui a toujours eu à cœur de partager sa passion est assisté de son épouse, Nicole. Tout récemment, ils ont rencontré « Anna » (Annie Le Serbon), qui est devenue une assistante aussi dévouée que précieuse. Avec cette ancienne professeur d’arts plastiques, ils ont pu remettre sur pied (cet été) l’ensemble de son atelier de gravure resté dans les cartons depuis son arrivée à Tréveneuc. Classer les archives, débarrasser l’ensemble des outils de leurs emballages fut un travail aussi titanesque que nécessaire. Bernard et Nicole n’auraient pu faire aussi vite sans cette aide souriante. Ce grand chantier s’est, depuis peu, trouvé couronné par la remise en service de la presse à graver qui fait le bonheur de l’artiste. Désormais, le petit atelier de la rue du Littoral reprend vie et les épreuves, telles des hirondelles, se multiplient sur les fils de séchage dans un parfum de térébenthine et de cire. Ces épreuves racontent l’histoire de chaque plaque de cuivre. Au sol, comme un clin d’œil au pétrin qui a permis aux papiers de vivre, de discrets petits copeaux de cuivre étincellent pour souligner la magie du lieu retrouvé.


En sortant de cet atelier, il me semblait difficile de croire que des mots comme « colophane », « résine », « acide », « burin », « perchlorure de fer », « eau forte », « presse » et d’autres encore tout droit issus de la sidérurgie pouvaient engendrer autant de finesse et de grâce au point d’atteindre : « la mémoire des anges ». Pourtant, comme Saint-Thomas d’Aquin, je l’ai vu et je le crois volontiers. Pour donner le meilleur d’eux-mêmes, ici plus qu’ailleurs, les anges connaissent les pensées d’un cœur, et ils passent d’un lieu à un autre en traversant l’espace intermédiaire d’une plaque de cuivre caressée de mousselines…


Peut-être, dans les années qui viennent, verrons-nous fleurir une exposition de Bernard à la salle des loisirs de Tréveneuc… Mais en attendant, et pour découvrir un bon nombre des créations de Bernard Etienne, deux de ses créations sont actuellement exposées en mairie et rendez-vous sur le site internet : http://etienne-gravure.over-blog.com »


Paco

 

Partager cet article

Repost 0
Published by etienne-gravure.over-blog.com - dans Biographie
commenter cet article

commentaires

Bernard Etienne

34, Rue du Littoral - 22410 Tréveneuc

Tél. : 02 96 70 82 25

Mail : bernard7.etienne@free.fr

Sommaire